L'Orient du jour

Article repris du journal "L'Orient du jour" lors de l'escale à Beyrout :

Les avions ont atterri un à un à l’aéroport de Beyrouth, venant de diverses régions de France. Les pilotes amateurs aiment voyager, en famille ou entre amis, a bord d’un avion prêté par leur club, ils sont tous membres de la Fédération Aéronautique Française.

La directrice générale du ministère du Tourisme, Nada Sardouk, était présente pour l’arrivée des avions. L’accueil organisée par la compagnie Exécutive Aircraft Services et la Communication par l’Agence de publicité Stro’berry.

Michel Abboud, Président de l’Aéroclub, précise que « c’est la première fois qu’un tel évènement a lieu au Liban en quarante ans ». Il ajoute que les pilotes et les passagers étaient invités à un dîner par l’association le soir même, et qu’ils allaient passer trois jours de tourismes au Liban. De tels « évènements prouvent que le Liban ne mourra jamais »,ajoute t-il.

 

Francine Feyzeau est arrivée à bord du premier avion, que pilotait son marie Michel.

« Nous sommes en contact avec le Rallye Aéro France dirigé par Jean Michel COLLINEAU, qui organise des voyages comme celui-ci tous les ans, raconte-t-elle. Nous avons déjà été l’année dernière avec la Rallye en Tunisie, Libye jusqu'à Tobrouk avec le retour par la Grèce.

Nous ne connaissons rien au Liban, mais nous nous sommes toujours sentis attirés par cette culture, et n’avons pas voulu rater l’occasion de découvrir ce pays.

Pourquoi aiment-ils les voyages à bord de ces petits avions ? « Nous nous sentons plus en liberté » dit-elle et d’ajouter que le Rallye s’occupe de tout pour le voyage.

 

Jean-yves Gergaud est arrivé à bord d’un autre avion, piloté par son ami, venant de Saint Nazaire. Ses premières impressions du Liban, il les décrits ainsi : »je ne m’attendais pas à voir un aéroport aussi grand et moderne. » Jean-yves Gergaud n’a jamais piloté d’avion, mais il voyage à bord d’avions d’Aéroclub depuis trente ans. Il souligne qu’on « y voit mieux les paysages »Ses amis et lui ont-ils hésité à se rendre au Liban ? « Il y a effectivement eu une petite hésitation au départ, mais nous avions confiance dans les informations qui nous parvenaient du Liban », dit-il.

Les événements au moyen orient auraient en effet pu avoir un impact négatif sur le projet. Abdo Ayoub, Président de l’Aéroclub du Liban précise qu’il y a eu 4 ou 5 défections. Mais il insiste sur l’importance d’un tel événement. « Nous voulons montrer que nous restons un pays accueillant et social, et encourager les pilotes à nous visiter, dit-il. Il rappelle que l’Aéroclub existe depuis 1934, et qu’il continue d’exercer sa vocation principale, celle de former des pilotes amateurs au pilotage des petits avions. Mais il est également devenu un cercle social qui peut collecter des fonds en vue de développer les activités sur le terrain.

Actuellement, l’Aéroclub est propriétaire de trois avions dont deux monomoteurs et un bimoteur (il a perdu trois avions durant la tempête qui a frappé le Liban en décembre dernier). Outre les cours de pilotages, il propose des tours d’avions, dont le plus court vous prend jusqu'à Dora, et le plus lointain jusqu’à Chekka. L’avion peut contenir jusqu'à cinq passagers (outre le pilote). Pour toute information, contacter Michel Abboud ou Anis Sinno en appelant la ligne de l’Aéroport, extension 6439.